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Patrimoine religieux

Vitraux de l'église Saint-Patern

Les vitraux peints

Jusqu’en 1900, l’église de Séné (consacrée en 1887) ne possédait pas de vitraux dignes de ce nom ; les baies (dont 2 rosaces en granite) étaient garnies de verre transparent dit « verre blanc ». Vers 1898, Ernest Laumonnier, qui se qualifiait de peintre verrier (et non de maître-verrier, nom habituellement donné dans la profession), a proposé ses services pour réaliser des vitraux. Les premiers ont été réalisés et mis en place en 1900 dans le chœur et les absidioles, tandis que les rosaces des transepts furent garnies en 1913 et 1914. 

En raison des dégâts de 1911 (ouragan), puis de 1930 (tremblement de terre), des réparations furent envisagées sur l’église. C’est ainsi qu’au lendemain de la Première Guerre Mondiale, l’architecte Caubert constatait sur les vitraux des manques et des jours dûs à l’oxydation et à la déformation des parties métalliques. La maison Uzureau de Nantes fut alors appelée à les réviser et à les restaurer.  

Plus tard, de nouvelles dégradations se produisirent, rendant nécessaire le remplacement des vitraux du chœur en 1976. 

En 2010-2011, la totalité des vitraux peints ont été restaurés par les « Ateliers Hembold » de Corps-Nuds (35). Les travaux ont consisté en la dépose, la remise en plomb des vitraux, la création de bavettes en plomb pour évacuer les eaux de condensation, la remise en place avec la fourniture de ferrures à vitraux neuves en laiton, la réalisation de vitraux losangés en remplacement des verres clairs et la mise en place de grillages de protection extérieure, fixés sur cadre cuivre en tube. 

Les vitraux en dalle de verre

En 1968, lors de l’installation de l’abbé Joseph Le Roch en tant que recteur de Séné, les vitraux de la nef et de la tribune étaient de simples verres translucides. Vers 1969, dans la nef est, côté du soleil levant, furent installés des vitraux en dalles de verre serties dans un mortier de ciment aux couleurs dominantes vertes et bleues. 

L’installation de nouveaux vitraux se fait en 1976 grâce au don d’une famille sinagote (au moins pour les 2/3 de la dépense), à l’effort de la Municipalité, et à une souscription émise par le recteur auprès des paroissiens. Dès la mi-juillet un premier vitrail fut placé, celui du centre, suivirent en octobre et novembre les deux autres vitraux, puis en décembre les trois vitraux des bas-côtés (nef ouest). Ceux de la tribune le furent en juillet 1978. 

Ce travail fut confié à Roger Lamy, maître-verrier à Kervoyal en Damgan, qui le réalisa avec des dalles de verre. L’utilisation d’une résine époxy pour l’assemblage lui a permis de tailler des petits morceaux afin d’obtenir une œuvre qui ressemble au tableau d’un peintre avec bien entendu plus de relief et d’éclat. 

Roger Lamy fut aidé à la pose par Didier Brillouet, alors ferronnier d’art au Poulfanc en Séné. Plus tard, Didier Brillouet reprit l’activité du maître-verrier Roger Lamy « les Ateliers de Saint-Charles » et s’installa à Brandivy (56). Il réalisa ultérieurement les vitraux des chapelles de Kerarden et de Bellevue. 

Texte : René Le Méro.

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