Patrimoine religieux
La paroisse de Séné, sous le patronage de Saint-Patern, premier évêque de Vannes attesté (vers 465-511), a été érigée au Moyen Âge (14e siècle). Elle était probablement une succursale de Saint-Patern, paroisse de Vannes hors les murs. En 1451, elle est annexée au Chapitre épiscopal de Vannes et y demeura jusqu’à la Révolution française.
L’église actuelle, construite de 1878 à 1894, consacrée le 25 septembre 1887, remplaçait une église romane, ancienne, en forme de croix latine, avec une tour carrée et de multiples ajouts, comme en témoigne les relevés cadastraux de la commune (1804). Devant les injures du temps, lambris, voûte, charpente menaçant de s’effondrer, la décision fut prise en 1874 de construire une nouvelle église, sur l’emplacement du cimetière entourant la précédente.
Détruite en 1878, de cette église primitive, restent quelques parements de murs près de la voûte de porte de l’ancien presbytère (face à l’actuel presbytère).
Située au terme d’une perspective qui part de l’Anse de Séné, sur le golfe du Morbihan, du côté Sud, du chœur, l’église actuelle, œuvre de l’architecte Édouard Deperthes (1833-1898) – connu pour l’érection de la Basilique de Sainte-Anne-d’Auray et la reconstruction de l’Hôtel de ville de Paris – apparaît comme un emblème du style néo-gothique, mêlé de traces de style roman, et se caractérise par :
La réalisation ne correspond pas totalement aux souhaits d’Édouard Deperthes qui projetait une flèche de granit de près de 53 mètres – pour parfaire la « couronne de flèches bordant le golfe du Morbihan » – , les impératifs financiers imposant la tour actuelle, plus proche du beffroi que du clocher, limitée à 28 mètres. Elle est entourée de 2 petites tours polygonales (celle de droite contenant les escaliers pour accéder au clocher) ; le clocher compte 3 cloches (1803 pour la petite et moyenne cloches, fondues par François Chapel de Vannes ; 1960 pour la grosse cloche fondue par Bollée d’Orléans).
Des travaux eurent lieu en 1954 pour remplacer les vitraux de chœur (rénové en 1974), lors du centenaire en 1987 en déplaçant 2 statues pour mieux placer la croix-reliquaire en fer forgé (introduite dans l’église primitive en 1766) et, surtout, de 2011 à 2013 avec la réfection complète des enduits extérieurs et le remplacement de la charpente.
Texte : Yves-Jean Beloeil-Benoist.
Y figure encore l’église romane, entourée de son cimetière et de son presbytère.
L’église actuelle a été construite à l’emplacement de l’ancienne église romane et de son cimetière.